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Espace culturel d’Agon-Coutainville Conférence du CORE samedi 30 avril 2011 à 15h30 PDF Imprimer Envoyer

La révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV en 1685 eut des conséquences qui ont mis bien longtemps pour être appréciées à leur juste mesure. Dans les années qui ont suivi la révocation, ce sont près de 200.000 huguenots qui décidèrent de quitter la France – souvent dans les pires conditions - pour se réfugier en Suisse, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Allemagne, …jusqu’en Afrique du Sud où leur mémoire est toujours vivace.

Chiffre énorme, si l’on considère, d’une part, que la France, même si elle était de loin à cette époque le pays le plus peuplé d’Europe, ne comptait guère plus de 20 millions d’habitants, d’autre part, qu’il s’agissait souvent d’artisans qualifiés, d’enseignants, de magistrats, d’hommes de science, ou de valeureux soldats ou marins.

Rares sont ceux qui eurent le courage de protester contre l’injustice faite à certains de leurs compatriotes et de mettre en garde contre les conséquences dommageables d’une telle décision. Et pourtant quelques uns se levèrent pour marquer leur désaccord. Parmi eux, Vauban - Maréchal de France, formidable bâtisseur d’une ceinture de fortifications qui défient le temps (Saint-Vaast La Hougue, dans notre Cotentin) et qui sont maintenant inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO - occupe une place à part. Vauban avait l’oreille de Louis XIV qui admirait son savoir-faire, et il eut l’audace de s’adresser au Roi-Soleil avec une liberté, une impertinence même, qui faillirent lui coûter très cher.

C’est de ce personnage hors du commun que nous a parlé Alain Monod, historien de formation, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation, et auteur du livre : « Vauban ou la mauvaise conscience du roi ».

L’auteur a dédicacé son livre à l’issue de la conférence.

 

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